Aller sur le site de Joel Giraud


Député PRG des Hautes-Alpes, Joël Giraud tient à redire son soutien à l'agriculture française et en particulier aux agriculteurs de montagne qui « traversent une crise d'une ampleur sans précédent.


L'agriculture est un élément fondamental pour notre société, c'est la question de notre alimentation, de notre mode de vie, de notre santé et de nos territoires ». « Face à un pouvoir qui déconsidère le monde agricole », Joël Giraud rappelle qu'il existe « une France rurale qui fait vivre notre pays ».

« Aujourd'hui, la détresse du monde agricole est extrême. Aucune filière n'est épargnée et notamment celle de zone de montagne, qui enregistre une baisse de revenus de plus de 20 % en 2008.

La crise qui touche le secteur agricole n'est pas une crise de production, c'est avant tout une crise de nature économique qui résulte de décisions politiques. La fin des quotas laitiers, entérinée sous la présidence française, met à mal toute une profession. Aujourd'hui, le rapport de force au profit de la grande distribution a été renforcé par la Loi de Modernisation de l'Economie (LME) adoptée en août 2008. »

Joel Giraud dit « souhaiter que les agriculteurs puissent vivre de leur travail avec des prix justes et rémunérateurs. La régulation économique doit remplacer le laisser-faire et l'inertie du gouvernement ».

Si la situation n'évolue pas, le parlementaire haut-alpin envisage de réunir le groupe d'études Montagne à l'Assemblée Nationale, afin de demander que soit établi un plan d'action pour améliorer la situation économique des agriculteurs de montagne ».


Réflexion lancée en 2007 par Sylvia Pinel, Députée PRG du Tarn et Garonne


Aller sur le Blog de Sylvia Pinel.


Reconstruire le monde agricole


Deux cent, c’est le nombre d’exploitations agricoles que le Tarn-et-Garonne perd chaque année. Elles ferment leurs portes sans trouver de repreneur certainement parce que les revenus qu’elles génèrent ne sont plus suffisants pour vivre.

Pourtant les exploitants agricoles ont un poids économique majeur, en particulier dans la deuxième circonscription avec la diversité de leurs productions (fruits, légumes, élevages, lait, ail, volailles…). Ils nous apportent des produits de qualité qui font la réputation de notre terroir. Ils sont aussi les premiers employeurs.

Pour toutes ces raisons, je ne peux me résoudre à voir cette profession s’éteindre à petit feu. C’est pourquoi je vous propose aujourd’hui d’engager notre troisième débat autour de l’avenir du secteur agricole.

Compte tenu de la diversité des thématiques qui touchent le monde agricole, je vais limiter mon propos à trois questions : d’abord la question des revenus agricoles, ensuite la question du poids réglementaires qui pèse sur les exploitations, et pour finir la question de l’installation des jeunes.

Nous aborderons, bien sûr, la question des retraites agricoles dans un autre forum.

  • Le revenu agricole

Au niveau national on constate que les revenus agricoles ont augmenté de façon régulière depuis près de 20 ans. Cette statistique ne reflète qu’une partie de la réalité vécue par les agriculteurs. Ainsi, au cours des 20 dernières années, ils ont aussi subi les crises (vache folle, grippe aviaire, aléas climatiques…), la pression de la grande distribution, une concurrence mondialisée… et en définitive leur revenu n’a pas augmenté de manière proportionnelle aux coûts.

Ainsi, même si le Tarn-et-Garonne est premier producteur de prunes, de pommes…. les agriculteurs ne sont pas pour autant en bonne santé. Le marché est mondialisé et le poids de la production française est trop faible : les grandes surfaces pourraient très bien fonctionner sans s’approvisionner en France.

Voila pourquoi, il faut reconstruire une vraie économie agricole dans laquelle la règle ne soit plus les subventions permanentes mais plutôt une rémunération équitable et normale de la production et ce d’autant plus que la Politique Agricole Commune (PAC) risque d’être profondément réformée en 2013.

  • Le poids des réglementations et des normes

Aux pressions extérieures, que je viens de préciser, s’ajoute le poids des normes qui sont imposées aux agriculteurs par l’administration ou par les gros donneurs d’ordres (grandes surfaces, centrales d’achats… ). Les labels, les certifications de qualité sont certes une nécessité et sans doute une chance pour notre terroir, mais ils ne doivent pas constituer un frein pour le développement des exploitations agricoles au regard des contraintes qu’ils amènent.
Une abondance de normes et de réglementations conduit à un alourdissement de la charge de travail des agriculteurs. Si l’on veut parvenir à redonner du souffle à nos exploitations agricoles, il faut aussi leur donner un capacité de se différencier, d’innover, d’être maître de leur destin.

  • Les difficultés d’installation des jeunes

Beaucoup de jeunes agriculteurs que je rencontre me font part de leur volonté de réussir mais aussi de leurs craintes. Ils doivent souvent s’endetter fortement pour s’installer et faire face à l’augmentation permanente du prix des terrains agricoles. Ils sont aussi confrontés à la difficulté d’assumer seul une charge de travail qui autrefois été partagée entre plusieurs générations (grands-parents et parents).

Je propose aujourd’hui d’imaginer ensemble les solutions qui permettront de redonner aux agriculteurs une vision claire et sereine de leur avenir.

 


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Images Aléatoires

  • Josiane Baecklandt et Fabrice Dalongeville (photo Le Parisien)
  • S8300105
 
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