Le Parti Radical de Gauche réunit en congrès les 21 et 22 octobre 2006 a décidé de soutenir dès le premier tour le candidat socialiste à l’élection présidentielle. Cette décision ne reflète pas l’opinion de 32% des délégués dont ceux de Picardie qui se sont exprimés pour une candidature PRG, celle de Christiane Taubira. Les 2 jours de débats furent tendus avec des positions affutées dans les deux camps. Cependant pour la première fois depuis longtemps, les avis ont pu s’exprimer au grand jour. Pour la première fois, chacun a pu s’assumer courageusement sans détours ni compromis. Les discours ont tous été de haute tenue, mais il faut l’avouer c’est dans la famille des partisans de Christiane que les orateurs ont brillé par leur sagesse et leur argumentation. Que dire de notre député de Guyane qui avec la force de son tempérament a appelé les radicaux à rejoindre la volonté des grands anciens comme Jean Zay, Pierre Mendes France ou Gaston Monnerville. Que dire de Jean François Hory, ancien président du parti qui dans une intervention au-delà du talent a exhorté le radicalisme à s’assumer et à forcer son destin. Même si nous, militants convaincus de la candidature radicale, nous avons perdu au vote des délégués, nous savons comme l’a souligné Gilbert Laval dans Libération que ce congrès a posé la première pierre d’un nouveau parti radical, libéré de ses propres contradictions, libéré de sa peur, et confiant dans l’avenir. En réunissant un tiers des voix contre une majorité des parlementaires du parti et une partie de la direction nationale, des fédérations et des élus locaux ont exprimé leur volonté de transformer progressivement le PRG. Ce mouvement réformateur est en marche et ne fera que grandir car aujourd’hui le radicalisme rural des bastions est en train de rejoindre le radicalisme urbain des grandes métropoles. Preuve en est le vote de la puissante fédération de Haute Garonne qui a voté pour une candidature radicale. N’en déplaise à ceux qui voudraient voir le PRG à genoux, le vrai signal de ce congrès ce n’est pas l’alliance avec nos alliés socialistes mais l’annonce d’une nouvelle évolution du PRG, l’acte 1 de la renaissance du grand parti radical. Terminons enfin par un salut personnel à Jean Michel Baylet, président du PRG qui a eu la détermination de mener à bien ce rassemblement des forces vives du parti. Nous le remercions d’avoir pris le risque du vote qui fondamentalement alors que beaucoup appelait au report de la décision, allait laisser apparaitre une fracture au sein du mouvement. La décision de voter a permis à chacun d’être entendu et notre parti en est sorti plus fort, plus uni mais aussi plus démocratique.
Gregory NARZIS
Légendes des photos de gauche à droite :
Photo 1 : Jean Michel Baylet et Christiane Taubira
Photo 2 : Johan Theuret, président de
la Fédération PRG de Bretagne et Gregory Narzis, ancien président de
la Fédération PRG de l'Oise et membre du comité directeur du PRG.
Photo 3 : Jean François Hory, ancien président du PRG, ancien député européen, Bernard Tapie, Eric Montes, président de
la Fédération PRG de Picardie, et Christiane Taubira.
Photo 4 : Eric Montes à la tribune (très beau discours!)
Photo 5 :Fabrice Dalongeville, nouveau président de la fédération de l'Oise du PRG et maire d'Auger Saint Vincent et Daniel Dhieux, conseiller municipal de Margny les Compiègne.