Partout les services publics reculent sous les coups de butoir de la majorité UMP.

 

 

 

 

L’Oise n’échappe pas à cette règle du laminage du lien social par la droite.Après l’annonce des restructurations à La Poste , après la suppression par les Assedic de plusieurs agences dans le département. C’est au tour du trésor public d’engager un vaste plan de fermetures de perceptions. Thierry MAUGEZ fidèle aux engagements des radicaux de gauche et respectueux de la parole donnée à ses électeurs de tout faire pour empêcher dans le Beauvaisis et dans l’Oise, le recul du service public, se mobilise contre le nouveau projet de démantelement engagé par le trésorier payeur général.

BR : M. MAUGEZ, on connaît votre attachement à la préservation des services publics. Comment avez-vous réagi à l’annonce de la suppression de la perception de Songeons, chef lieu de votre canton ?

 

TM : Mal, bien sûr ! D’autant que cette décision de la part du Trésor Public n’a même pas été étudiée par les élus locaux. Nous nous sommes retrouvés avec d’autres maires le couteau sous la gorge. De plus, dans une période où l’ouest du département connaît une croissance démographique sensible, où les maires des petites communes sont submergés par les lourdeurs administratives, où beaucoup de personnes ont des difficultés à se déplacer, on annonce que la perception de Songeons sera transférée à Formerie. Le résultat va se traduire par un joyeux bordel désorganisé puisque certains habitants et élus devront effectuer plus de 40 km aller-retour pour une simple démarche, c’est tout simplement de la folie!

BR : Oui mais le Trésor Public a déclaré qu’une permanence hebdomadaire serait maintenue à Songeons ?

 

 

TM : Effectivement mais c’est une mesure dérisoire et un vrai trompe l’œil. Dérisoire car une permanence par semaine ne suffira pas à répondre à la demande. Trompe l’œil car cette procédure de tenir une permanence a déjà été employée dans l’Oise après la fermeture de plusieurs perceptions, et dans leur grande majorité, elles ont été supprimées au bout de quelques mois.

 

BR : Comment comptez vous organiser la mobilisation face à la fermeture ?

TM : Dans ce genre de combat deux choses comptent : la rapidité de réaction, et l’ampleur de la mobilisation. C’est pourquoi, j’ai réagi immédiatement en demandant au trésorier payeur général de revenir sur sa décision. J’ai décidé d’en appeler à la mobilisation des élus, en leur demandant de prendre une délibération contre la fermeture. Au total près de 20 conseils municipaux ont déjà répondu à mon appel.

 

BR : Quelles actions allez vous entreprendre dans les semaines à venir ?

TM : Je compte écrire à l’ensemble des conseillers municipaux pour leur demander de maintenir la pression. Au-delà, j’envisage d’en appeler à la population. Une chose est sûr, je n’ai pas l’intention d’abandonner le combat. J’ai une réputation de battant et croyez moi je compte aller jusqu’au bout.

 

BR : Mais le poids d’un conseiller général n’est-il pas trop faible face à la machine de l’Etat ?

TM : Oui, si vous laissez faire ! Moi je pars du principe qu’on ne perd que les batailles qu’on ne livre pas. Ensuite j’essaie d’utiliser mon mandat de conseiller général pour continuer à développer le service public. C’est pourquoi, j’ai obtenu la création d’une maison du conseil général à Songeons. Véritable maison de service public, elle sera un centre ressources pour les associations qui n’auront plus à se déplacer à Beauvais pour constituer un dossier de subvention. Cette nouvelle structure pourra également orienter les personnes en difficultés sociales ou accueillir des permanences de différents organismes non présents sur le canton.

 

BR : L’ouverture de la maison du Conseil général est prévue pour quelle période ?

 TM : Dès le mois d’octobre 2006.


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