Partager l'article ! Canton de Froissy, un pied dans le XXIème siècle: Secteur rural, et important secteur agricole pendant longtemps, le canton de Froissy se transforme ...
Secteur rural, et important secteur agricole pendant longtemps, le canton de Froissy se transforme d’années en année pour devenir un milieu rurbain. De nombreux résidants, pour ne pas dire l’immense majorité, travaillent désormais « à la ville ».
Ce phénomène implique des transformations, du point de vue politique, sur la gestion d’un canton (ou d’une communauté de communes). En effet, les attentes sont plus importantes et différentes de celles des générations précédentes.
Evidemment, il ne fait aucun doute que le canton de Froissy souffre de ne pas avoir bénéficié d’un développement économique équilibré et que les habitants ne profitent pas de services et de prestations équivalents à d’autres cantons.
L’exigence du développement économique n’est plus à prouver. Le chômage et le nombre de bénéficiaires du RMI dans ce secteur démontrent les retards accumulés.
Pourtant, des outils devraient permettre de remédier à cette détresse économique.
La zone d’activité de
Depuis 2003, période à laquelle le sujet des biocarburants s’est fait plus précis, les radicaux de gauche du Grand Beauvaisis se sont positionnés clairement en faveur de l’installation d’une usine de bio-carburants (diester ou bio-éthanol) sur cette zone d’activité. Elle y avait sa place, tant le milieu agricole local (très betteravier en l’occurrence) pouvait répondre aux attentes de ce type d’entreprise et en tirer un bénéfice en retour.
Il y a bien à regretter sur le peu de volonté qu’ont mis les parlementaires et élus locaux VASSELLE et DASSAULT pour permettre cette installation ô combien porteuse d’avenir…
Bref, à défaut d’avoir une telle entreprise, dont les implantations sont désormais définies en France, il semblerait judicieux de se tourner vers le traitement des déchets des bio-carburants.
La production de l’un ou l’autre de ces carburants engendrera des résidus (tourteaux ou CO2) dont le recyclage peut permettre de fabriquer de nouveaux produits.
La nécessité écologique n’est plus à démontrer et songer au traitement de toute la filière y participe.
Il parait également judicieux, de manière plus générale, de développer les actions en faveur des chômeurs et des bénéficiaires du RMI du secteur. A l’image des chantiers-écoles, qui sont des moyens de réappropriation de l’emploi pour ceux qui en sont démunis depuis longtemps, l’augmentation de ces derniers dans les communes serait une vraie opportunité interactive et profitable à chacun : pour l’expérience et la revalorisation que cela apporte pour les uns, pour le coût peu élevé et la proximité et la compréhension sociale à laquelle seraient confrontées les élus.
Bien sûr, la construction et les changements de mentalité sont longs. Le devoir d’explication reste toujours impératif.
Christophe ISAAC
Conseiller Municipal de Noyers saint Martin