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Le 17
avril 2008, l'assemblée générale du Parti Radical de Gauche a permis le renouvellement de ses instances dirigeantes :
Président :
Fabrice Dalongeville
Vice
président chargé de l’organisation militante, des adhésions et des cercles :
Christophe ISAAC
Vice-présidente :
Nadia Lekhtali
Secrétaire Général :
Eddy BEAUBRUN
Trésorière :
Martine GABILLET
Délégué des Jeunes Radicaux de Gauche :
Jérome Dupothuis
Autres membres du bureau :
Fatima ABLA
Josiane BAECKLANDT
Daniel DHIEUX
Joël PATIN
Eric MONTES
2 Conseillers généraux : Thierry MAUGEZ (canton de Songeons) et joël PATIN (canton de grandvilliers)
2 Conseillers régionaux : Fatima ABLA et Eric MONTES
Plusieurs dizaines de maires et conseillers municipaux
Les cercles
Les cercles sont les sections locales du PRG.
Dans l'Oise, ils sont au nombre de 5 :
- Cercle du Grand Beauvaisis
- Cercle du Bassin Creillois
- Cercle de Clermont
- Cercle de Compiègne
- Cercle du Valois
L'histoire du PRG dans l'Oise
Le parti radical-socialiste domine la vie politique isarienne à la veille de la Seconde Guerre Mondiale. Il détient le Conseil général, plusieurs dizaines de municipalités dont Beauvais et Clermont. Il abrite dans ses rangs quatre des sept parlementaires du département, les députés Jammy Schmidt, Raoul Aubaud, Armand Dupuis et André Mellenne, tous bien implantés dans leurs circonscriptions. L’Oise devient progressivement un bastion du radicalisme pendant la première moitié du Vingtième Siècle. Plusieurs facteurs expliquent cette suprématie.
Tout d’abord, la sociologie de l’électorat, le département reste à l’époque un territoire essentiellement rural constitué de petites propriétés paysannes. Seules 26 communes sur 702 dépassent les 2000 habitants. Cependant, ce faible taux d’urbanisation n’empêche pas les isariens de travailler plus que la moyenne nationale dans l’industrie et les services. Ce n’est donc pas un hasard si cette population ouverte à la modernité mais encore peu urbanisée soit réceptive aux idées de la gauche modérée. Le parti radical-socialiste dispose également d’une fédération départementale, très active, forte de 2500 adhérents et de nombreux comités cantonaux et municipaux. Il peut aussi compter sur des réseaux influents dans la presse et le monde associatif. Les deux principaux journaux locaux La République de l’Oise pour le Beauvaisis et La Gazette de l’Oise pour les régions de Clermont et Compiègne sont des organes officieux du parti radical-socialiste. Les radicaux infiltrent aussi largement les Jeunesses Laïques et Républicaines, la Libre Pensée , et la Ligue des Droits de l’Homme. Mais le réseau le plus développé et le plus intégré est sans aucun doute la franc-maçonnerie. L’appartenance à une loge est un passage obligé pour tout homme qui souhaite faire carrière au sein de la fédération de l’Oise. Ce lien étroit prend tout son relief avec Jammy Schmidt. Vénérable de la loge beauvaisienne de l’Espérance, maire de Crèvecœur le Grand, président du Conseil général, député et ancien ministre, il est considéré comme le porte-parole des élus francs-maçons à la Chambre.
Les radicaux-socialistes du département, empreints d’une longue tradition anticléricale se situent majoritairement dans l’aile gauche de leur parti. Le journaliste et député de Beauvais, Raoul Aubaud, négocie d’ailleurs au nom de son mouvement, les accords nationaux du Front Populaire avant de devenir Sous Secrétaire d’Etat à l’Intérieur dans les cabinets de Léon Blum. La guerre constitue une ligne de fracture pour les radicaux du département. Le parti sort au niveau local très affaibli du conflit et sa perte d’influence est réelle. Néanmoins des hommes et des femmes maintiendront avec détermination le courant radical dans l’Oise jusque dans les années 1980 où une première renaissance départementale s’enclenchera autour de Raymond Laffoley, vice-président du Conseil général et vice-président du Conseil régional, maire de Villembray. Les effectifs militants progressent dans les années 1990 et s’amplifient depuis 2001 où les présidents fédéraux successifs engagent une importante action de réorganisation. Entre 2001 et aujourd’hui, les effectifs de la fédération doublent et le nombre d’élu progresse dans un contexte local pourtant favorable à la droite.
En 2004, Thierry Maugez devient conseiller général du canton de Songeons tandis que Fatima Abla et Eric Montes font leur entrée au Conseil régional. Fort d’un passé riche et d’un présent encourageant, le PRG dans l’Oise sous l’impulsion de son président Fabrice Dalongeville compte désormais ancrer le parti durablement dans le paysage politique local.