Partager l'article ! Le 18 sept. 09, Avenir de la Poste : le PRG lance le collectif dans l'Oise et appelle au rassemblement: « Nous lançons ce jour à Froi ...
« Nous lançons ce jour à
Froissy le collectif de l'Oise contre la privatisation de la Poste. »
Réunie à Froissy, la délégation conduite par Fabrice Dalongeville, président du PRG 60 et maire d'Auger-Saint-Vincent, en compagnie de Josiane Baeckelandt, maire de Froissy, Thierry Maugez, conseiller général du canton de Songeons et maire d'Hanvoille, Joël Patin, conseiller général de Grandvillers et conseiller municipal de Sommereux, Chrisophe Isaac, conseiller municipal de Noyers Saint-Martin et Eddy Beaubrun, conseiller municipal de Creil, appelle toutes les formations politiques, syndicales et associatives hostiles au projet du gouvernement à se mobiliser pour permettre aux citoyens de s'exprimer sur ce sujet entre le 27 septembre et le 3 octobre. « Cette « votation citoyenne » est une première étape avant l'examen du texte au Sénat qui aura lieu début novembre, avance Fabrice Dalongeville. Les parlementaires doivent sentir que les citoyens ne laisseront pas brader un service public tel que celui de la Poste. »
D'ici là, les élus du PRG appellent toutes celles et tous ceux qui ne veulent pas voire la Poste être à terme privatisée à rejoindre le collectif. Une réunion publique est organisée le jeudi 24 septembre à 19 heures dans la salle des fêtes d'Avrechy. « Depuis de nombreuses années, nous nous mobilisons contre le démentellement des services publics en milieu rural, souligne Thierry Maugez. Tout disparaît : les postes, les perceptions, les antennes DDE, etc. Il faut dire stop. »
Même si, pour le moment, il ne s'agit encore que d'un changement de statut (l'histoire récente de France Telecom montre bien que les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent), la privatisation menacerait le maintien des missions de service public imposé à La Poste. Comment concilier le souci légitime des actionnaires privés d’une rentabilité optimale avec le maintien de missions de service public par définition non rentables même si elles sont socialement utiles ? Le contrat de service public signé entre La Poste et l’Etat ne suffit pas à garantir leur maintien, du fait d’insuffisances en matière de financement et de dispositions qui peuvent permettre de limiter le contenu même des missions de service public.
Au delà, il s'agit donc d’obtenir l’inscription très claire dans la loi de véritables garanties sur le maintien des missions de service public de La Poste; d’obtenir des garanties sur le volume et la pérennité du fonds postal de péréquation territoriale qui permet l’aménagement postal du territoire; d’assurer le maintien du caractère public de l’entreprise par l’apport de capitaux exclusivement publics.
De fait, l’Etat doit assumer ses responsabilités et ne pas laisser La poste seule, pour assumer des fonctions qui ne lui incombent pas directement.Autrement dit ; si l’on considère qu’assurer l’aménagement du territoire est une compétence de l’Etat, alors il ne peut laisser La Poste supporter seule le coût de l’aménagement du territoire.
« Les citoyens doivent se mobiliser pour affirmer leur attachement aux services publics de la Poste, qu'ils concernent le courrier, la banque de proximité ou l'activité colis ou plus largement le lien social qu'entretiennent les agents dans les territoires, » souligne Fabrice Dalongeville. A nous tous, en solidarité, à dire non au projet du gouvernement. »
Pour tout renseignement
http://www.appelpourlaposte.fr/
Le collectif pour la poste de l'Oise
Fabrice Dalongeville
Tel : 0681688676